La Maison

C'est a Zahlé, dans la Bekaa (Liban), que Sœur Virginie Maalouf, a crée la maison Notre Dame des Dons pour l'Enfant Heureux.

Tout le projet de Sœur Virginie Maalouf est contenu dans le nom qu'elle a donné à son œuvre « La Maison Notre Dame des Dons pour l'Enfant Heureux », ils semblent, en effet, heureux les enfants orphelins ou abandonnés recueillis par Sœur Virginie dans la maison qu'elle a fait construire en 1976 a Hoch El Omara pour recueillir les enfants de la guerre, puis a Ksara en 1987 pres de Zahlé au Liban.

C'est en 1980 que Sœur Virginie Maalouf constitua, avec l'aide de quelques amis généreux, l'association «La Maison Notre Dame des Dons pour l'Enfant Heureux ». Cette « Maison » ne fut d'abord qu'un modeste appartement de quatre pièces où, pendant la guerre, plus de cinquante enfants trouvèrent refuge. Durant prés d'un mois, les bombardements empêchèrent toute sortie. Derrière les volets clos, terrorisée par le bruit des bombes, cette grande famille naissante dut se contenter de manger des spaghettis a l'eau, heureusement stockés avant le déluge de feu.

Car c'est bien une famille que «Maman » Virginie a su créer et qui compte aujourd'hui plus de 600 membres : tous les enfants qui sont passés par la Maison depuis 1980. Beaucoup d'entre eux sont maintenant mariés, d'autres travaillent, et beaucoup reviennent, régulièrement, avec leurs propres enfants, rendre visite à « Maman Virginie » et a leurs « frères et sœurs ».

Pour renforcer le lien qui l'unit à ses enfants, Sœur Virginie a adopté tous ceux qui sont orphelins de père et de mère et leur a donné son nom.

En 1987, elle obtient gracieusement les matériaux nécessaires à la construction d'une grande maison de 800 m². Elle s'endette pour acheter le terrain et payer les travaux. Quelques aides locales permettront de boucler le budget. Pour payer ses dettes et faire vivre sa grande famille, Sœur Virginie a l'idée douvrir dans sa maison une garderie et une colonie de vacances pour les enfants des environs. Pendant l'été, ils sont ainsi une centaine à se rendre chaque jour a la maison Notre Dame des Dons qui assure le ramassage, la nourriture et occupe les journées par des jeux et des chants. Une petite piscine permet de supporter plus facilement la chaleur. Les grandes filles de la maison âgées de 14 à 22 ans, aident Sœur Virginie à s'occuper des plus petits et trois employés (un chauffeur et deux cuisinières) complètent l'effectif de la Maison. Deux minis-bus, et un grand bus permettent le ramassage des enfants, les sorties, les courses et les trajets de lécole, les courses et les trajets de l'école en hiver.

De même, une petite « succursale » de la garderie a pu être ouverte dans la ville chrétienne de Jounieh employant quatres tutrices qui la gère et l'anime.

Bien que ne manquant pas d'occupation, la Maison se préoccupe aussi des autres : distribution de surplus de nourriture (quand, par hasard, il y en a ou lorsque les pâtissiers offrent des bûches de Noël invendues), de vêtements et médicaments a des familles dans la détresse, etc... Un petit orchestre et une chorale ont été crées au sein de la maison. Ils animent la messe du dimanche à dans une des églises de Zahlé mais aussi des fêtes et des recitals. Cette formation musicale complète l'excellente éducation donnée par Sœur Virginie à ses enfants et les journées bien remplies se terminent, chaque soir, par les chants et les prières collectives davant la statue de la Vierge installée dans une petite grotte artificielle accolée a la maison.

En 2008, Maman Virginie, avec l'aide de généreux amis, a pu achever la construction dun nouveau petit bâtiment de 3 étages spécialement pour les garçons de la maison qui jusqu'à ce temps là, habitaient dans le bâtiment principal.

Pendant la guerre de lété 2006, les enfants ont pu vaincre leur peur de la guerre.

Voici un extrait de ce qu'écrit Sœur Lydia le 3 Août 2006 :

« Comme vous le savez, depuis trois semaines, le Liban est à feu et à sang. Inutile de vous décrire l'état d'âme des enfants et de toute la maison : tous tassés et prostrés dans le couloir du sous sol, coupés de l'extérieur, la peur au ventre, avec une chaleur étouffante et un avenir très incertain. Il n'y a plus de vivre frais et pour l'instant, la maison vit avec les provisions faites pour la colonie. Jusqu'à présent, elle n'a été, a plusieurs reprises, que fortement ébranlée, avec des bris de glaces malgré toutes les précautions prises pour éviter les pressions. Sœur Virginie dit qu'en 20 années de guerre, jamais aucun tir ou obus navait une telle intensité. Evidemment, cest l'aviation qui frappe.

Sœur Virginie, qui s'est saigné aux quatre veines et a assumé des crédits pour améliorer la colonie, unique ressource de la maison avec la garderie, pour lutter contre une très forte concurrence, s'est trouvée sans colonie, sans garderie, sans activité aucune, même pour ses enfants. Malgré qu'elle ait allégé, momentanément, le nombre et sa responsabilité de certains enfants qui peuvent avoir une quelconque attache, elle a encore la responsabilité de 55 personnes. Ses nerfs craquent devant touts ces horreurs montrés à la télévision, surtout les enfants, déchiquetés, morts, mutilés »

Depuis 2010, la maison Notre Dames des Dons, passent un temps très difficile financièrement, les enfants grandissent et beaucoup d'entre eux sont déjà aux portes des universités qui coûtent très cher au Liban, les autres enfants plus petits sont pratiquement tous dans des écoles privées pour avoir une bien meilleure éducation, les enfants abandonnés ne cessent d'augmenter, mais malheureusement les aides à la maison diminuent de plus en plus. Evidemment maman Virginie les reçoit toujours les bras ouverts, chrétiens et musulmans sont tous traité de la même manière, puisquelle les considère tous comme ses enfants. Et que sa mission dans la vie et d'aider les enfants qui en ont besoin.